2.2.1

Die Funde von Metallgegenständen in Feuchtgebieten faszinieren seit über 150 Jahren und werfen Fragen auf. Viele solcher Objekte aus dem Zeitraum von der Jungsteinzeit bis ins Mittelalter stammen aus Quellen, Flüssen, Sümpfen, Seen und Mooren. Das gilt auch für die Drei-Seen-Region: Die Seeufersiedlungen aus der Spätbronzezeit (1050–850 v. Chr.) und die Fundstellen aus der Jüngeren Eisenzeit (450–30 v. Chr.) liefern noch heute Diskussionsstoff.

Handelt es sich um Unfälle, um verlorene oder absichtlich deponierte Gegenstände? Sind es militärische Trophäen oder Opfergaben für Götter an Kultstätten? Geht es gar um einen Wasserkult? Ist eine Flucht für das plötzliche Verlassen der Fundorte verantwortlich oder ein extremes Wetterereignis? Die Interpretation dieser Funde widerspiegelt das Geschichtsverständnis der jeweiligen Zeit – und wie es sich wandelt. Jede Forscherin und jeder Forscher ist ein «Kind seiner Zeit» und ist von den Ideen der jeweiligen Epoche abhängig.

In Nidau-Steinberg werden fast 2000 Bronzegegenstände gefunden, darunter Werkzeuge, Schmuck und Waffen. Diese werden ursprünglich als Anhäufung von Reichtum, als kultische Hinterlassenschaften oder als Opfergaben für Wassergottheiten interpretiert. Heute geht man eher von mehreren Motiven für diese Anhäufungen aus: von politischen (Stärkung der Macht der Eliten), wirtschaftlichen (Metallvorrat unter Kontrolle der Eliten) und ideologischen (Votiv- oder Grabbeigaben).

Schwerter üben eine ganz besondere Faszination auf die Forscherinnen und Forscher aus. Was machen sie im Wasser? Ein gutes Beispiel dafür ist die berühmte Fundstätte La Tène NE (um 200 v. Chr.). In den 1860er-Jahren kommt erstmals die These auf, dass es sich dabei um Kult- oder Grabbeigaben handelt. In den 1950er-Jahren wird diese Einschätzung wieder aufgegriffen und Ende der 1990er-Jahre bestätigt. Heute geht man aber davon aus, dass es sich um militärische Trophäen handelt, die am Ufer der Zihl an einen Sieg erinnern sollen. Nach der Aufgabe dieses Orts seien die Objekte dann irgendwann ins Wasser gefallen.

GegenstandSchwert
FundortSutz-Lattrigen
DatierungBronzezeit, 1200–1050 v. Chr.
MaterialBronze
Eigentümer/-inNMB Neues Museum Biel

Dieses Schwert ist ein Einzelfund aus dem 19. Jahrhundert. Es stammt von keiner der bekannten archäologischen Fundstellen aus der Bronzezeit in der Bucht von Sutz-Lattrigen. Das Schwert ist sogar älter als die Pfahlbausiedlungen der Spätbronzezeit. Wie ist es also hier gelandet? Haben wir es mit einer absichtlichen Deponierung zu tun? Oder mit einem Überbleibsel des prestigeträchtigen Grabes eines Aristokraten? Diese Frage wird wohl für immer offen bleiben.

GegenstandSchwert
FundortLa Tène (NE)
DatierungEisenzeit, 220–200 v. Chr.
MaterialEisen
Eigentümer/-inNMB Neues Museum Biel

Lange geht man davon aus, dass die Einschnitte an den Klingen Spuren absichtlicher Zerstörung sind. Dies als Teil von Opferhandlungen. Die neusten Forschungen der experimentellen Archäologie zeigen, dass sie von Kämpfen stammen.

GegenstandSchwert des Korisios (Kopie)
FundortAus dem Zihlkanal bei Port
DatierungEisenzeit, 180–50 v. Chr.
MaterialOriginal: Eisen
Eigentümer/-inNMB Neues Museum Biel

Aufgrund der griechischen Inschrift auf seiner Klinge nennt man dies das Schwert des «Korisios». Geht es beim Überqueren einer Brücke über die Zihl verloren? Die Klinge wird noch in keltischer Zeit rechtwinklig verbogen – das Schwert ist somit unbrauchbar. Das spricht eher für eine Opfergabe in der Zihl.

GegenstandAhlen, Angelhaken, Armbänder, Beilklingen, Drähte, Gewandnadeln, Knopf, Lanzenspitzen, Messer, Ringe, Sicheln
FundortNidau-Steinberg
DatierungBronzezeit, 1050–850 v. Chr.
MaterialBronze
Eigentümer/-inNMB Neues Museum Biel

Diese 100 Objekte stammen von der Fundstelle Nidau-Steinberg. Sie entsprechen etwa fünf Prozent der dort entdeckten Bronzeobjekte – eine beachtliche Menge an Bronze! Für Pfahlbaustationen in der Region ist die Menge allerdings nicht aussergewöhnlich.

La découverte d’objets métalliques en milieu humide suscite fascination et perplexité depuis plus de 150 ans. Beaucoup de ces objets, datant du néolithique jusqu’au Moyen Âge, proviennent de sources, de rivières, de marais, de lacs et de tourbières. La région des Trois-Lacs ne faillit pas à la règle : les sites lacustres de la fin de l’âge du Bronze (1050-850 av. J.-C.) ainsi que les découvertes qui remontent au second âge du Fer (450-30 av. J.-C.) alimentent aujourd’hui encore les débats.

Leur origine doit-elle être rapportée à des accidents, s’agit-il d’objets perdus ou déposés intentionnellement? Seraient-ce des trophées militaires, ou peut-être des offrandes aux dieux sur des lieux de culte? À moins qu’il ne faille plutôt se référer à une vénération de l’eau? Leurs propriétaires durent-ils soudain s’enfuir ou abandonner les objets au cours d’un événement météorologique extrême? L’interprétation des découvertes reflète notre conception de l’histoire des époques concernées ainsi que son évolution au fil du temps. Chaque chercheuse, chaque chercheur, est en effet un « enfant de son époque » forcément influencé par les courants d’idées qui la traversent.

Près de 2000 objets en bronze ont été découverts à Nidau-Steinberg, dont des outils, des bijoux et des armes. On les a tout d’abord considérés comme une concentration de richesses, des vestiges cultuels ou des offrandes aux divinités de l’eau. Aujourd’hui, on pense plutôt que les raisons de cette accumulation sont plurielles : des motifs politiques (renforcer le pouvoir des élites), économiques (stock de métal contrôlé par les élites) et idéologiques (offrandes votives ou funéraires).

Quant aux épées, elles exercent une fascination toute particulière sur les scientifiques. Quelle est la raison de leur présence dans l’eau? Le célèbre site de La Tène NE (vers 200 av. J.-C.) en est un bon exemple : la première thèse évoquée dans les années 1860 interprétait ces épées comme des offrandes cultuelles ou funéraires. L’hypothèse fut reprise dans les années 1950 puis confirmée à la fin des années 1990. Aujourd’hui, on admet généralement qu’il s’agit d’un trophée militaire qui aurait commémoré une victoire sur les rives de la Thielle. Les objets exposés seraient tombés dans l’eau après l’abandon du site.

ObjetÉpée
Lieu de découverteSutz-Lattrigen
DatationÂge du Bronze, 1200–1050 av. J.-C.
MatièreBronze
PropriétaireNMB Nouveau Musée Bienne

Cette épée est une découverte isolée du 19e siècle. Elle ne se rattache à aucun des sites archéologiques de l’âge du Bronze identifiés dans la baie de Sutz-Lattrigen. Elle est même antérieure aux villages lacustres de la fin de l’âge du Bronze. Comment a-t-elle atterri là? Fut-elle déposée intentionnellement ou s’agirait-il de l’unique vestige de la tombe prestigieuse d’un aristocrate? Cette question ne trouvera probablement jamais de réponse.

ObjetÉpée
Lieu de découverteLa Tène (NE)
Datation Âge du Fer, 220–200 av. J.-C.
MatièreFer
PropriétaireNMB Nouveau Musée Bienne

Mutilation intentionnelle ou marques de combats? Les dernières recherches en archéologie expérimentale ont démontré que les entailles observées de part et d’autre de la lame sont le résultat de combats. Elles ont longtemps été interprétées comme des traces de mutilations volontaires témoignant de pratiques sacrificielles.

ObjetÉpée dite de « Korisios (Copie)
Lieu de découverteCanal de la Thielle près de Port
DatationÂge du Fer, 180–50 av. J.-C.
MatièreOriginal: fer
PropriétaireNMB Nouveau Musée Bienne

En raison de l’inscription grecque gravée sur sa lame a peut-être été perdue lors du passage d’un pont sur la Thielle. La lame fut pliée à angle droit à l’époque celtique, ce qui la rendait inutilisable. Cela parlerait plutôt en faveur d’une offrande déposée dans les eaux de la Thielle.

ObjetAlènes, hameçons, bracelets, lames de hache, fils de fer, fibules, bouton, fers de lance, couteaux, anneaux, faucilles.
Lieu de découverteNidau-Steinberg
DatationÂge du Bronze, 1050–850 av. J.-C.
MatièreBronze
PropriétaireNMB Nouveau Musée Bienne

Ces 130 objets proviennent du site lacustre de Nidau-Steinberg. Ils représentent les 10 % des objets en bronze qui y furent retrouvés. La quantité de bronze est considérable, mais guère exceptionnelle pour les sites palafittiques de la région.